Histoire sur Barbizon

Hôtels et restaurants.

Ici  les établisements  qui ont existé où sont encore en activités de nos jours.

Alf Grand.       Un barman     of course !

Alf Grand était un personnage de Barbizon qui a marqué son époque à Barbizon.

Trosky à Barbizon.

Un des personnages les plus internationalement connu est Trosky, l'un des piliers de la revolution sovietique.

L'aérium de Vitry sur Seine

La ville de Vitry sur Seine acheta une propriété à l'entrée du village pour en faire un centre pour les enfants de la commune.

Hôtels et Restaurants

 

Hôtels et Restaurants de Barbizon .

A Barbizon depuis celle qui ne s'appellait pas encore l'auberge Ganne, il y a une profusion d'établissements pour boire, manger et dormir, certains ont réussis à exister jusqu'à nos jours d'autres n'ont pas eu cette chance. 

 

 

 

 

 

 

Hôtel Bellevue, cet hôtel fut à l'origine une pension de famille monté par la famille Bouvard venue du 91, qui aussi fut attirée par l'arrivée du tranway et de ces nombres visiteurs. Cet hôtel s'agrandit de façon incroyable puisque les Bouvard construisirent deux pavillons sur la parcelle de terrain, puis un autre pavillon en face sur la rue Rousseau, un café situé à l'entrée de la rue des Charmettes et  enfin reprirent l'établissement de l'Angelus pour en faire un restaurant, de  nos jours les divers établissement sont transformés en résidences ou bien ont changé de nom; l'hôtel devient le Manoir Saint Herem, le café changea de propriétaires avant de devenir la Bohème aujourd'hui.

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 la Broche, restaurant monté par la Famille Siron après son départ de la Grande rue 

Cafés et autres 

Les Charmettes

Hôtel de la Clé d'or

l'Hôtel de l'Exposition ou Siron

Restaurant la Flambée

l'hôtel de la Forêt

les Pléiades

la pension de famille "Bouvard"

la pension de famille Toulouse

la pension de famille "Le Nid"

Le grand veneur

Au Bon Coin

Au bon Coin, ce commerce était située à l'angle de la rue de Fleury et du CD 64, il a connu plusieurs dirigeants mais n'a pas survécu  à l'arrivée du tranway et de la voiture, trop près de la route peut être.

les Alouettes

Ce commerce situé à l'angle des rues Antoine Barye et du puits su cormier, est plus  récent, toujours présent de nos jours.

le Bas-Bréau 

 Cet hôtel-restaurant se tient à la place de l'hôtel de l'exposition ou  hôtel Siron, du nom de l'ancienne famille qui la créé avant qu'une partie de la famille rebatisse La Broche,établissement  qui était  sur l'ancienne nationale 7, maintenant départementale 607, en face du Grand Veneur.

Souvenir de Stalava Bulgari à Barbizon.

FORÊT DE FONTAINEBLEAU, souvenir de Stalava Bulgari.

    Le temps le plus heureux de ma vie fut celui de mes promenades pittoresques dans la forêt de Fontainebleau. Loin des grandes cités et de leurs bruyant plaisirs, loin des factions des mauvais citoyens et hors des ateliers de peinture si rétrécis et si malsains, je respirais l'air pur et aromatique de cette forêt riche et variée, qu'habitent la tendre colombe, le sautillant écureuil et la biche à la course légère.

On n'est assujéti dans ce vaste atelier ni aux fausses règles de la routine, ni aux caprices des modèles imparfaits ; on a pour guides et pour modèles les chefs-d'œuvre de la nature qui ne trompent jamais.

    Ce fut à la fin du mois de juillet 1821, que j'arrivai au village de Chailly, situé près de la forêt : après m'être assuré d'une chambre dans une auberge où étaient logés plusieurs paysagistes, je continuai ma route avec un de ces jeunes artistes qui allait y joindre ses camarades. Son costume avait quelque chose de bizarre et de curieux : un grand chapeau rabattu ombrageait son front et couvrait ses longs cheveux, une blouse de toile grise lui servait d'habit et de torche-pinceaux; des guêtres de même étoffe et une chaussure urinée de gros clous garantissaient ses jambes grêles et ses pieds délicats; à sa vieille ceinture bigarrée étaient enfilés les bâtons de sa chaise de campagne; d'une main il tenait une grande toile à peindre, de J'autre une pique pour assujétie son parasol lorsqu'il peignait ; il portait sur le dos en guise de havresac une boite à couleurs et un chevalet. Ce fantasque accoutrement attirait le long du chemin les regards des voyageurs, et donnait lieu à des saillies aussi piquantes que gaies.

En entrant dans la forêt on voit de chaque côté de la roule qui la traverse de grandes masses d'arbres de haute futaie; leurs belles percées qui se prolongent à perte de vue ressemblent à des portiques, et les branches des hêtres et des chênes qui les bordent, à des festons et à des guirlandes; ces balançoires des nymphes et des sylvains ne rappellent pas les divinités barbares auxquelles cette forêt était consacrée, non plus qu'aucun des rochers qui la couronnent ne retrace le souvenir de cet autel affreux sur lequel les druides accomplissaient leurs sacrifices humains.

    Ami de la solitude et des charmes du passé, je pénétrai dans un massif de vieux chênes du Bas-Bréau pour y rêver a loisir tant l'antiquité de ces arbres prophétiques, l'épaisseur de leur feuillages, et le silence profond qui y régnait, me rappelèrent la forêt de Dodone, voisine de Corcyre ma patrie. Le doux souvenir de cette forêt sacrée dont jadis mes pas avaient foulé le sol, remplit mon âme d'un sentiment méditatif et religieux.

Portant alors mes pas au hasard je me trouvai dans un espace vide occasionné par la chute d'un chêne couronné de lierre. La vue de ce majestueux et colossal cadavre abattu par la violence des vents conjurés fut pour moi l'image de Napoléon, dont la puissance expira au milieu de cette même forêt.

Sorti de cette emblématique futaie, une autre scène non moins grave frappa mes sens encore émus; des sables brûlants éblouissaient ma vue; des rochers entassés les uns sur les autres occupaient mon esprit, et l'aspect sauvage  des gorges d'Apremont fit sur moi une vive impression; en avançant dans ce repaire de reptiles et de hiboux, j'entendis le sifflement de la vipère et le cri sinistre de ces oiseaux lugubres qui ne se plaisent que dans les ruines et sur les tombeaux ; en effet, le bouleversement et l'entassement de ces rocs les font ressembler à des ruines ; et leurs longues traînées qui se dirigent du nord au midi, indiquent les traces d'un cataclysme et de la retraite des eaux. Revenu de ma surprise et de mes rêveries, je quittai les gorges d'Apremont pour visiter un vieux chêne dont la couleur, la forme et la vétusté font l'admiration des artistes et l'ornement de la forêt. C'était à l'ombre de ce patriarche des bois, surnommé la reine Blanche, que nous prenions, les jeunes peintres auxquels je m'étais associé et moi, nos repas du matin, et que nous vidions en l'honneur de son antiquité, quelques coupes de vin. Après la collation nous reprenions nos palettes sous l'épais et frais ombrage des chênes et des ormeaux où la bruyère fleurie exhalait ses parfums, et la mousse et la tendre fougère s'offraient pour lit de repos. Le temps s'écoulait rapidement, et l'approche de la nuit si fertile en pittoresques effets, venait suspendre nos travaux pour nous présenter des teintes plus douces et des tableaux plus pathétiques, plus mystérieux.

Les ombres couvraient graduellement la forêt, les derniers rayons du soleil qui en doraient la cime, coloraient l'horizon; le daim craintif s'élançait avec confiance dans la clairière; on entendait le sanglier dans le fond du bois, broyer lo gland, de set dents tranchantes ; le rusé renard attendait que le lapin, sortant de son terrier, vint lui offrir sa proie ; la tourterelle faisait entendre ses longs roucoulements, et l'écureuil espiègle, sautant du branche en branche, venait jouer jusqu'auprès de nous. On voyait auui au sommet des rochers paraître sous un ciel enflammé la biche amoureuse, et à son côté le cerf préféré ; de loin suivait en bramant celui dont elle repoussait les feux. Ces admirables scènes s'évanouissant dans les ombres comme les météores se perdent dans les deux, nous quittions alors les pinceaux, et reprenions le chemin du village en adressant des hymnes agrestes aux divinités des bois.

A peine arrivés au logis, quoique nos premiers regards s'arrêtassent sur la jolie fille de notre hôtesse, comme la beauté n'a pas la vertu d'apaiser la faim qui presse, nous demandions à grands cris le souper. A peine servis, les viandes disparaissaient de la table comme par enchantement, les autres mets n'y figuraient pas plus long-temps , Pomone, malgré sa prodigalité, était toujours à court; le vin, quoique versé avec mesure, opérant son merveilleux effet, nous rendait discoureurs et savants; les uns s'entretenaient des arts et de ia beauté, les autres que le doux nectar avait échauffés le plus, se croyant aux portiques d'Athènes et sur l'Hélicon, philosophaient comme des Socrate et chantaient comme des Anacréon.

Tels sont les souvenirs de la vie douce et animée que je passai, avec les jeunes artistes, dans les solitudes délicieuses que chérissait François 1er, et qui réunissent le charme des plus beaux sites aux avantages de la salubrité.

l'Angelus, cet établissement est né de la volonté des habitants de la maison formant une ferme qui ont vu avec l'arrivée du tramway l'occasion de changer de condition, malheureusement, celui ci ne dura pas et le nom fut repris par la famille Bouvard qui l'installa à sa place actuelle, à l'origine il était situé au 64, Grande rue.

Alf Grand et le Tumble Inn de Barbizon.

Carte Postale du magasin de Alf Grand Grande Rue Barbizon

A coté de Bodmer et Talamon qui marquèrent fortement par leur pittoresque la physionomie de Barbizon avant et après la guerre de 1914, un troisième personnage mérite d’être nommé, qui a au moins autant de titres qu’eux à l’honneur d’une citation, et ce n’est certes pas  parce qu’il vit encore que je passerai sous silence Alf grand, le barman du Tumble Inn, célèbre dans les deux hémisphères pour son humour authentiquement new-yorkais, son cynisme et la variété de ses cocktails. Bien qu’il jargonne en français, je trouve généralement plus simple de rire de ses plaisanteries que de faire pour les comprendre des efforts qui seraient perdus. Ses propos constituent un véritable grimoire que j’ai pourtant fini par  déchiffrer tant  bien que mal et dont j’ai retenu quelques brides. Né à Londres en 1874 d’une mère qui parlait  neuf langues, il avait neuf ans quand il quitta la capitale  britannique pour retrouver son oncle aux Etats-Unis. Sa bonne lui avait donné cinq livres comme argent de poche. Il disait avoir quatorze ans. D’abord, il travailla  dans une verrerie, puis il fut garçon de course dans un journal dont le propriétaire l’emmena en Europe. De retour en Amérique, il fut vendeur dans un magasin de nouveautés, puis acheteurs, puis coureur cycliste, puis hôtelier. Que faisait-il  à Santiago de Cuba en compagnie de Theodore Roosevelt ? Je n’en sais, ma foi, rien. Secrétaire d’un constructeur de navires en Europe, il perdit son patron, mourut de faim et le retrouva. Dénoncé à la police comme organisateur de combats de coq, il se mis à courir sur piste. En 1892, il tenait un bar à Asnières. En 1900, il connut le Colonel Cody et esquissa au cirque une assez jolie carrière d’acrobate. Le voilà maintenant de retour à New-York, maitre d’hôtel, intendant d’un riche banquier, professeur d’équitation et de boxe des enfants du président Roosevelt, barman lauréat d’un concours de cocktails, etc. En 1905 il est loueur de vélo Barbizon, et c’est alors que je le connus. Dans l’arrière boutique, il secouait des cocktails pour lesquels ses clients apportaient leurs alcools. En 1912, le peintre Masson le prit comme associé à l’Hôtel de la Forêt. Son exploit le plus remarquable à cette époque de sa vie fur le meurtre d’un lion échappé d’une petite ferme que le cirque Hagenbeck avait loué près d’Arbonne. Le lendemain, le Daily Mail et le New York Herald annonceront qu’il y aurait du lion à manger à l’Hôtel de la Forêt, mais la vérité oblige à dire que ce ne fut pas un succès.

Une clientèle cosmopolite extrêmement brillante est venue s’assoir sur les tabourets  et les inconfortables banquettes de Gran, dans son bar qui semble avoir été aménagé par un metteur en scène d’Hollywood pour un film du Far West, en collaboration avec Frédé du Lapin Argile. On a vu défiler dans ce singulier endroit tout retentissant des claironnants éclats de rire du patron, FAny Ward, Pearl White, les Dolly Sisters, le fils Roosevelt et combien d’autres ! Grand y verrait surgir Staline et Churchill sans donner le moindre signe d’étonnement. Rien ne le démonte, rien ne le surprend. Une seule chose l’attriste, c’est  de boire seul; aussi a-t-il accroché derrière son comptoir une grande glace vers laquelle il se retourne en l’absence de ses clients et qui lui donne l’illusion d’voir en face de lui un partenaire capable de lui tenir tête indéfiniment le verre en main. Est-il nécessaire d’ajouter qu’Alf Grand sourit pour le jeu une passion sans laquelle il manquerait à sa large et rouge figure un trait essentiel ? Un jour il partit pour le Yorkshire afin d’en ramener un cochon, in en revint juste avec sa chemise; il avait perdu au poker le cochon et l’argent qui lui restait.

Mais c’est d’un livre que la vie de Grand fournirait la matière d’un livre que lui seul pourrait écrire et qu’il devra se concentrer de dicter à quelque porte ou journaliste américain.

 

Tiré du livre Les beaux jours de Barbizon d'André Billy 1947 Editions du Pavois.

 

Vue du magasin avec pompe carburants sur la rue

 

Article traduit de l'anglais tiré d'un journal source non fourni.

 

Giselle et Jack Goux.

 

 Giselle était la fille du Grand Alf, le propriétaire à Barbizon de l’American Bar. Elle avait environ vingt-huit ans et parlait parfaitement anglais, car son père était né en Angleterre avant qu’il ne devienne un Français naturalisé après son mariage avec une française. Alf Grand avait bien plus de soixante ans. Il était né dans un quartier Cockney de Londres et avait conservé son accent cockney et de manière tout au long de sa carrière variée dans plusieurs pays. Alf, qui était petit, très gras, et trapu, regardé comme le parfait barman anglais quand il se tenait derrière son bar dans une chambre qui avait été fixé avec des tables rustiques et contenait une tête de cerf au dessus de sa grande cheminée ouverte. Sa femme était une noble française prospectifs dont la dignité et le raffinement étaient en contraste frappant avec son mari « rough-and-tumble ». Elle était affectueuse et joyeuse et jamais ne perdait courage, comme elle a supervisé la place, marcher bien sur habillée et très bien la dame avec ses beaux cheveux blancs . À l'âge de neuf ans, Alf Grande avait émigré dans un tramp à Philadelphie, où son frère était chef de la police depuis quelques années. Alf faisait de fréquents voyages vers la France dans l'équipage de clochard vapeurs, et sur l'un d'eux, il a rencontré  Louise, son épouse. Ils ont couru la boutique d'un traiteur à Washington DC, avant la dernière guerre, et plus tard, il a réussi  dans un grand hôtel dans le nord de l’Ecosse. Après que le Luisitania a été coulé en mai 1915, tous les étrangers ont dû quitter cette côte de l’Ecosse, et Alf, qui a ensuite été naturalisé américain, se rend en France. Il a servi avec l'armée américaine dans la dernière guerre et est devenu ensuite un citoyen français, afin qu'il puisse devenir propriétaire de l’Hôtel de la Forêt à Barbizon. Plus tard, il a pris l’emplacement dans le centre du village, résistant pendant toute l'occupation allemande,  avec son insigne proclamant fièrement "Alf  American Bar Grand ». Les Photographies de Kermit Roosevelt,  les Dolly Sisters, et  d'autres célébrités assorties identifier ornaient les murs. Les Officiers nazis fréquentaient l’endroit, et même le General Stûlpnagel, gouverneur militaire de Paris, était parfois avec le patron. Mme Grande, qui n'a jamais  abandonné l'espoir de la victoire sur les Allemands, insultait ouvertement et discutait avec Stûlpnagel, qu'il ne  doit pas penser que l'histoire allait se répéter comme la guerre de 1870. Elle était une ardente Gaulliste, tout comme son mari, sa fille Giselle, et son gendre, Jack.

 

Coiffeur présent de 1906 à 1911

Trosky à Barbizon

 

Le séjour de Trotsky à Barbizon. 

 

 

La découverte de la retraite de  Trotsky  dans une villa de Barbizon, a provoqué hier, une vive émotion. Et les moins étonnés ne furent pas les propriétaires de la villa, M. et Mme Lamotte, lorsqu’ils apprirent que leur locataire, le discret Sodrov, n’était autre que le fameux agitateur russe. Seule la Sureté générale ne semble pas surprise si nous en croyons les déclarations faites hier à l’’un de nos confrères par M. Berthoin : 

Pour nous cette découverte n’en est pas une. Lors de son séjour en Corse, l’ancien chef de l’armée rouge recevait de telles lettres de menaces qu’il implora – c’est le mot-, de venir se fixer en France. Pour des raisons que j’ignore, il élit domicile à Royan. Mais sa présence ayant été révélée aux touristes, il fut de nouveau l’objet de lettres anonymes le menaçant de représailles sur sa famille ou ces collaborateurs s’il s’obstinait à rester dans la région. 

Alerté à nouveau, le ministère de l’intérieur, après enquête, lui assigna comme nouveau lieu de résidence le département de seine et marne. 

En possession de cette autorisation, Trotsky  sollicite, pour échapper aux percutions de ses ennemis, le droit de porter le nom de l’un de ces collaborateurs. Là encore il obtint satisfaction. 

Inutile de vous dire que les agissements de Trotsky et de ces collaborateurs étaient étroitement surveillés. Quant à l’existence d’une imprimerie clandestine, je la nie, car on n’a pas trouvé sa trace. La perquisition entreprise à la suite de la visite du parquet de Melun n’a révélé aucune irrégularité ; par conséquent ; c’est sur le compte de l’imagination populaire qu’il faut mettre toutes ls histoires qu’on colporte ou colportera sur les hôtes de la villa « Ker Monique ». 

Ajoutons que l’autorisations accordée à Trotsky remonte à décembre 1933 et que le ministre de l’intérieur était alors M. Camille Chautemps. 

 

Article paru dans Le Temps du 17 avril 1934. 

 

Le mystérieux séjour de Trotsky à Barbizon. 

 

 

L’ex-généralissime de l’armée rouge est installé depuis fin août dans la villa « Ker Monique » avec deux secrétaires, sa femme, deux domestiques et un motocycliste « de liaison ». 

Aux enquêteurs qui se sont présentes il a produit –dit-on- une pièce l’autorisant à résider en seine et marne. 

Barbizon 15 avril 

De notre envoyé spécial. 

Selon une forte expression qui lui appartient en propre, Trotsky n’est jamais « tombé dans la corbeille à papiers de l’histoire ». Si la plupart de ceux qui participèrent à la révolution d’octobre sont aujourd’hui, évadés des mémoires, le nom de l’ancien ministre de la guerre et commandant en chef des troupes bolcheviques demeure très vivant dans bien des esprits. Et lprésence - soudainement apprise- de l’ex créateur de l’armée rouge à une quarantaine de kilomètres de  
Paris, dans le site idyllique et forestier de Barbizon a surpris et ému. 

Non qu’elle fut ignorée dans les ministères officiels. La chose même apparaîtrait invraisemblable, et il n’est point admis d’en formuler seulement l’hypothèse. Au reste, celui qui a dit de lui-même : « Je suis un vieux conspirateur ». Résidait à Barbizon depuis fin août ; en novembre, le maire de la charmante localité, M. Berger, avait signalé au parquet la présence de l’ex généralissime. 

Mais le public ne savait pas… Et il faut reconnaître que la situation même de la villa choisie par Trotsky, son isolement et le genre de vie de ses occupants favorisaient amplement le secret… 

Le secret de la villa Ker Monique, a-t-on dit en soulignant les mystérieuses caractéristiques entourant le séjour de Trotsky 

On le croyait en Corse, où il avait été autorisé à séjourné par le gouvernement français ; on le découvre à Barbizon. Lui qui, débile et fatigué, vécut des heures ensoleillées naguère au bord de la mer Noire, a-t-il éprouvé les parfums forestiers ? On ne sait. Toujours est-il que fin août le directeur d’une agence de location de Barbizon, M. Closel, vit arriver deux hommes dont l’un parlait, dit-il, avec une autorité extrême. Il dit s’appeler M. Moulinet et se déclara prêt à louer une villa. 

  • C’est très urgent, dit-il. Je la veux isolée et spacieuse… Je la prendrai pour six mois. 

M. Closel disposait de Ker Monique qui appartient à M. Lamotte, M. Moulinet la vit et sans hésiter, dit : 

- Je la prends. 

Elle fut louée pour six mois, moyennant 5.000 francs, location qui a été récemment renouveler. La somme fut payée rubis sur l’ongle. Et le nouvel hôte de la villa, dont d’ailleurs la brusquerie, la décision tranchante et l’autorité ne plaisait guerre à M. Closel s’installa à Ker Monique. 

Ker Monique est située à la sortie de Barbizon ; Après l’hôtel de la Foret en venant de  
Paris, vous tournez à gauche et prenez la route du bornage ; là à deux cents mètres environ, en direction de la route nationale n°7, au coin de la route du bas-bréau, au lieu-dit carrefour de Lepine, on aperçoit Ker Monique… On l’aperçoit d’ailleurs à peine car la villa se dresse au bout d’une allée bordée d’arbres ; un mur de pierre limite la façade à un mettre environ de hauteur, surmonté d’une garniture de bois… A droite à gauche, derrière, des treillages de fer ou de bois…. Au loin, à gauche, des terrains inoccupés. 

De la villa la plus voisine, la villa Siegfried, on peut jeter quelques coups d’œil dans le jardin de Ker Monique, mais non sans difficulté… Donc parfait isolement… L’hiver, en particulier, et dès la tombée de la nuit, rarissimes sont ceux qui se hasardent sur la route du bornage. 

Or les habitants de Ker Monique se montraient précisément si peu qu’ils finirent par intriguer… Le blanchisseur remettait le linge à une domestique à peine entrevue, dans les communs, par derrièreet disparaissait… 

On murmurait qu’il y avait dans la villa étrange, outre le locataire principal « M. Moulinet », sa femme, deux bonnes allemandes, deux secrétaires, dont un allemand et un polonais, et un motocycliste « de liaison ». 
Ce n’était pas l’intuition seule qui avait conclu l’opinion barbizonnaise à imaginer tant de présence… Outre des silhouettes entrevues, on avait su combien de biftecks ou combien de côtelettes le boucher livrait à Ker Monique…. Et si la précision alimentaire ainsi connu ne donnait pas une certitude mathématique, elle permettait un ingénieux recoupement. 

Nul ne s’était hasardé à pénétrer dans la villa ; des chiens aux aboiements et aux statures redoutables veillaient… Au reste ces animaux – ou domestiques en la circonstance – se faisaient si désagréablement entendre pendant toute la nuit que les occupants de la villa Sigfreid, dont le sommeil était profondément troublé, se plaignirent par téléphone à Ker Monique. Pour toute réponse on raccrocha. 

Jamais de lettre pour Ker Monique. Du moins par la poste. Mais chaque soir motocycliste arrivait à la villa portant, à l’avant de sa machine, une sacoche, qui devait contenir le courrier journalier. Les habitants de la villa paraissaient vivier largement. Aucun fournisseur n’était impayé. Des billets de 1.000 francs étaient fréquemment changes chez les fournisseurs par les deux jeunes gens qui faisaient les commissions indispensables. Dans la population, les commentaires allaient leur train ; on parlait, bien entendu, d’espionnage, de trafic étrange, de commerce interdit… 

 Or, jeudi soir, le gendarme Bordeaux, de la brigade de Ponthierry, revenait de Fontainebleau, où il avait assisté à un cours de préparation militaire. Au bas de la cote de Pringy, il remarqua une motocyclette qui n’était pas éclairée. Le gendarme s’approcha et questionna un homme qui se trouvait à proximité ; 

  • C’est à vous cette motocyclette ? 

  • Non, répondit l’inconnu. 

M. Bordeaux conduisit alors la moto au poste de gendarmerie en invitant l’inconnu à le suivre. 

Là, le chef de la brigade Quintard examina le contenue de la sacoche et s’aperçut qu’il s’agissait du mystérieux courrier de Barbizon. L’homme, qui refusait de donner son identité, fut gardé à vue à la gendarmerie, tandis que le chef de brigade alertait le parquet de Melun et la sûreté générale de la prise qu’il venait de faire. 

Dans le plus le grand secret, une expédition fut décidée. Tout d’abord, dès le vendredi matin, la gendarmerie reçut l’ordre de surveiller les abords de la villa  Ker Monique. La surveillance fut, dans la nuit de vendredi à samedi, renforcée par des éléments de  gardes mobiles. 

Samedi matin, le parquet de Melun ; MM. Cerede, procureur de la République ; Lévy, juge d’instruction, et Chauvelot, greffier, se présenta à la Villa Ker Monique. Il fallut parlementer longuement pour que la porte s’ouvrit. Tout d’abord, une domestique allemande vint s’enquérir de leur désir, puis alla prévenir sa patronne. Celle-ci, après maints refus, céda à la réquisition, qui lui était faite sur la vue de la qualité des visiteurs. 

Les magistrats, accompagnés d’inspecteurs de la sureté générale, pourtournant alors dans la mystérieuse villa. Au rez de chaussée, le couvert se trouvait mis dans la salle à manger. Le propriétaire se tenait dans son bureau au premier étage. Il était assis à sa table de travail et avait, à porter de sa main, à droite et à gauche, deux revolvers. 

  • Nous venons, dit le procureur, vous interroger au sujet du vol d’une motocyclette. Veuillez me donner votre nom. 

  • Je m’appelle Sodroff. 

  • Mais, dit M. Cerene qui venait brusquement de reconnaître son interlocuteur, vous êtes M. Trotsky ? 

  • Eh Bien ! oui c’est moi que voulez-vous ? 

Trotsky présenta une pièce parfaitement en règle délivrer par le ministère de l’intérieur au mois de décembre 1933 et l’autorisant à séjourner en seine et marne. 

-Je suis venu ici, ajouta Trotsky, pour dépister les russes blancs qui ne me manqueraient pas. 

Par la suite, Trotsky indiqua ; 

 

Je suis un vieux conspirateur. Je prépare la IV° internationale. 

Le parquet de Melun, vu la régularité des pièces qui lui avaient été présentées ne put que se retirer. Aucune perquisition ne fut effectuée. 

Bien entendu, la visite des magistrats n’avait pu qu’augmenter l’émotion générale et, dans l’après-midi de dimanche, nombreux furent les promeneurs qui vinrent « croiser » autour de la villa. 

Personnellement j’ai sonné au portail en bois tout au début de l’après-midi, De la route, rien ne retentit. Longue Attente. Sur le portail, qui est cadenasse, une plaque porte l’inscription « chien méchant ». Au cas, où, d’ailleurs, cet avertissement ne suffirait pas, les chiens dès que le coup de sonnette été donné, se chargent de mettre le visiteur en garde par de long aboiements. 

Au bout de cinq minutes est arrivé d’un pas rapide un jeune homme à qui je n’ai pas caché qu’il me serait agréable de voir M. Trotsky et de lui parler. . Avec un accent assez marqué, ce jeune homme, qui, m’a-t-on dit est allemand et qui portait, non sans quelque élégance, un pull-over gris sur sa chemise très bleue, m’a opposé un refus courtois, mais catégorique et repente. A noter que jamais il n’a prononcé le nom de Trotsky. 

  • On ne peut pas vous recevoir, m’a-t-il dit. On ne fera dans aucun cas de déclaration à la presse. Il n’y aura ni réceptionné déclaration. 

En vain ai-je fait observer, à cet émissaire, qui visiblement, tentait de dissimuler son impatience, que M. Trotsky pourrait fournir d’utiles explications, donner la raison de la présence de deux revolvers sur son bureau, exposer pour quels motifsétant en situation régulière, parait-il, il se cloître. Rien n’y fit. 

  • Même Si vous me remettez votre carte, me dit le jeune homme en question, je vous la rapporterai… On refusera. 

 

Une enquête dans Barbizon, qui m’a amené successivement chez M. Closel, ce dernier tient un café situé derrière Ker Monique, chez un plombier qui fit des réparations dans la villa, me confirma l’étrangeté d’existence des hôtes de Ker Monique. 

Les uns et les autres ont vu plusieurs personnes, ont remarqué un va-et-vient d’auto, toujours pendant la nuit. A ce propos, remarquons qu’une automobile que l’on voit sur la route de bornage, une Renault noire et rouge, sert aux déplacements nocturnes des habitants de Ker Monique. 

Le plombier ayant été appelle à effectuer des réparations dans une salle de bains de la villa a cru apercevoir du matériel d’imprimerie et des appareils de T.S.F. une femme qu’il croit être Mme Trotsky  lui a un  jour barre l’entrée d’une pièce où il allait pénétrer en lui interdisant d’aller plus avant. E enfin, avec un de ses compagnons, ayant à travailler dans la cave de la villa, il y fut enfermé par les soins des locataires de la villa et seulement délivre quand le travail fut dûment achevé. 

Quant aux Dames Neuburger qui, ainsi que je l’ai dit, habitent la villa Siegfried, elles croient avoir aperçu l’exilé de Staline. 

  • J’ai vu, m’a dit l’une d’elle, un homme qui se promenait seul et qui avait l’air de méditer. 

  • Il portait un grand col de fourrure relevé très haut et une pèlerine violette, une sorte de pèlerine d’évêque 

A Melun, en regagnant Paris, j’ai joint par téléphone le procureur de la Raphaélique, qui a déclaré : 

  • Je me suis impose une consigne de silence. N’allez pas en déduire que cette « affaire » soit affolante ou mystérieuse. Mais, en tout état de cause. Mon devoir est de me taire, et rien ne me fera sortir du silence. 

Le préfet de sein est marne était absent et son chef de cabinet, qui fit à la préfecture, en fin d’après-midi, une brève apparition, priait de s’adresser au procureur de la République. 

Si, comme on l’a laissé entendre de divers côtés, il aurait été « conseillé` » à  Trotsky de regagner la Corse. Il apparaît néanmoins que l’un des principaux acteurs des « dix jours qui ébranlèrent le monde » est discrètement autorisé à prolonger son séjour en seine et marne. 

L’homme d’octobre, de Brest-Litovsk, celui que d’aucuns ont appelé « le plus remarquable metteur en scène » de la révolution villégiature à Barbizon. 

C’est là l’une des étapes d’un destin, qui sans conteste, est hors-série… 

 

                             Article paru dans Le petit Parisien du 16 avril 1934. 

 

 

L'aérium à Barbizon.

UNE MUNICIPALITE OUVRIÈRE EN LUTTE CONTRE LA MALADIE. 

Vitry sur Seine aérium municipal de Barbizon.

 

Dans le parc de l'aérium, voici les petits gars en 'liberté s'amusant sans contrainte sous l'attentive surveillance  des camarades assistantes.

A quelques kilomètres de  Melun, l'orée de la foret de Fontainebleau, Barbizon, cité de bombance sylvestre pour les bourgeois, aligne ses « auberges », ses restaurants sélectes, où snobs et demi-mondaines viennent festoyer de jour et de nuit.

Cependant à .quelques centaines de mètres de là, en plein champ, se dresse un grand collage, aux larges fenêtres d'où parviennent des cris joyeux, des chants et des rires d'enfants.

Qu'est-ce donc ? 

Kuraii-ce les fils de ces parasites qui, dans les boites un peu plus loin, dépensent sans compter l'argent que, penchés sur la chaîne ou courbés sur la charrue, suent l'ouvrier de Paris ou le paysan de la campagne environnante ? 

Non Ici c'est le domaine des fils de travailleurs, c'est 1’Aérium créé par la municipalité ouvrière de Vitry, pour sauver de la tuberculose, les gosses des travailleurs   vitriols ».

C'est là une des plus belles réalisations sociales qu'on puisse voir en France et c'est une municipalité, communiste qui malgré toutes les ̃difficultés à réussi cela. Etablissement de préservation contre la tuberculose où, ̃ des enfants de six à douze ans, exposés à la  contagion dans le milieu familial, ou présentant une faible constitution physique à l'infection, sont soumis à un contrôle médical médical, UV" un i régime d'aération continue et une alimentation surveillée, r '̃

Ce n'est pas un prévdntonuïnT'-

Ce ne sont pas des gosses malades qui sont là. Ce sont des enfants débiles, anémies, convalescents.

La formule de l’aérium s'apparente à celle de l'école en plein air, sauf en ce que le séjour en est de trois mois au lieu d'un an.

Ils sont là pendant toute l’année, trente gosses de travailleurs qui viennent assurer au grand air la solidité de leur santé, menacée par le taudis ou la contagion de la cité ouvrière. Mais ceci dit; il vaut mieux entrer dans ce domaine, des enfants et leur demander de nous -poindre leur vie. -• « Salut les enfants Bonjour camarades C'est là notre réception par les trente garçons et filles qui habillés de toile blanche' nous entourent.

Quelques questions..

Vous êtes bien à Barbizon ?

Un « oui collectif jaillit, spontané.

Voyons maintenant, racontez-nous ce que vous faites ici. Le matin ? »

 Il y a quelques chuchotements, puis une fille, une « grande! » se décide « On se levé à. 7 heures, puis on fait de la gymnastique. »

Il y a erreur, un garçon se dépêcha de rectifier

Non, on se débarbouille, d'abord 1 Bon et après ? 7

Après, oh fait la gymnastique, de 8 heures à 8 h. 30 et puis à 8 h. 30. On se déchausse pour aller hoir le sirop (!) .et le café au lait, ajoute quel-qu'un

(Premier repas. Café ou chocolat au lait, pain et beurre).

Ensuite ?

A 9 heures, on fait du jardinage (les enfants ont un jardin spécial, soigné et entretenu par eux', jusque 10 heures. On se lave les mains et puis on va boire le lait (deuxième, repas, une tasse de lait), Après jusqu'à 11 heures, c'est la lecture (éducation sur l'hygiène, la vie collective, le Parti).

c’est tout

Non,, non, après ce sont les jeux d'ensemble et puis la douche en plein air. Ensuite on va manger (troisième repas hors-d"ouvre, viande; légumes, fruits ou fromage), et après c'est la sieste. Pondant combien de  temps ? Une heure et demie, et après avoir replacé notre lit de camp on va. à la promenade.. 

Où. ?

Un cri unanime

Dans la forêt de Fontainebleau. Et que faites-vous dans la Forêt?  On .se promène et puis on joue. A quel jeux jouez-vous; individuels ou, collectifs ?

A des jeux, collectifs, c'est la majorité qui décide à quel jeu on doit jouer. Alors, après vous rentrez ?

Oui et puis.

Il y a encore une erreur, relevée tout de. suite.

Non, avant on goûte dans la forêt (quatrième repas. pain et tablette de chocolat!  après on rentre pour la douche en plein air, et ensuite des jeux. A 7 heures, on se lave les mains, on va manger (cinquième repas soupe aux légumes ou au lait, œufs et légumes) et puis à 9 heures, on va dormir.

Enfin vous êtes bien ici ?

̃ Oui. oui

Voyons qui veut revenir avec nous à vitry ?

Un silence impressionnant. des figures inquiètes.

Toi ?

Non .

La réponse est venue rapide, spontanée, elle se répète comme cela cinq, six, dix fois. Personne ne veut partir.

La maison des enfants Laissons, pour le moment, les gosses à leurs Ébats. Entrons dans « leur » mai son. Au rez-de-chaussée, la salle à manger avec dans un vieil un poste de radio puissant. Au premier, le dortoir des filles, au second, le dortoir des garçons, tous les deux inondés de lumière. Cuisines, salles de bain, cabinet médical sont encore installés, le tout rutilant de blancheur, et de propreté. puis les lundis visite médicale du docteur dit dispensaire. la douche en plein air.

Deux fois par semaine, douches de propreté. Pesée et mensuration des enfants tous les quinze jours.

A côté de la maison, le jardin des enfants et un peu plus loin un grand potager fournissant la presque totalité des légumes nécessaires a la consommation des colons.

Cinq camarades, un homme et quatre femmes, dont une infirmière diplômée, constituent tout le personnel du domaine des gosses.

Enfin le paiement de la pension parles parents s'effectue selon les moyens de ceux-ci, suivant les prix ci-après 3, 6, 0 ou 12 francs par jour. 11 faut noter que la plupart des parents ne paient que 3 francs et quelques-uns 6 ou 9 francs. Le tour du domaine est à peu près fini. Une forêt de mains qui se tendent Au revoir les enfants.

Au revoir camarades

 Aérium de Barbizon, comme le dispensaire de Vitry sont la meilleure réponse aux calomnies de la bourgeoisie et de la social-démocratie, présentant les communistes comme des incapables, des gens ne s'occupant pas de venir immédiatement en aide à la classe ouvrière. Aérium et dispensaire créés malgré la hargne des règlements gouvernementaux,: constituent une sorte de trouée sur l'avenir; ̃ montrant les possibilités immenses, ouvertes à la classe ouvrière quand, comme en U.R.S.S. elle aura, guidée par son Parti Communiste, chassé du pouvoir la classe des exploiteurs et des parasites sociaux les capitalistes. A.I.

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